Marketing et communication : par quoi commencer quand on est entrepreneur solo ?
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Quand on est seul à gérer son entreprise, c’est très facile de tout mélanger. La stratégie, le marketing, la comm’, les réseaux sociaux, le contenu, l’offre, le design. À force de porter toutes les casquettes, on finit par avoir l’impression que tout est urgent et que tout doit être traité en même temps.
Résultat : on s’éparpille. On est occupé. Mais les effets escomptés ne sont pas là.
Si tu as bien compris qui fait quoi entre business, marketing, communication et réseaux sociaux, tu sais déjà que ces quatre niveaux ont des rôles distincts et hiérarchisés. Aujourd’hui, on entre dans le pratico-pratique : comment gérer concrètement tout ça quand on est entrepreneur solo.
Et avant même de parler d’outils ou de planning — prévois-toi au moins une demi-journée par semaine pour poser les choses. Parce que si tu ne laisses pas de temps dédié à ça, tu n’y penses jamais de manière structurée pour avoir l’effet escompté. C’est tout bête à dire. Mais si on ne s’arrête pas, on fait toujours plein de choses qui ne servent pas à grand-chose.
1. Arrête de tout mettre au même niveau
C’est le premier réflexe à avoir. Et c’est souvent le plus difficile à mettre en place quand on est seul.
Quand on est seule, on mélange tout
On pense au contenu, aux réseaux sociaux, au design, à son offre, à la visibilité — tout en même temps, tout au même niveau. Et en fait, c’est juste une surcharge mentale qui impose une dispersion totale. Une impression d’amateurisme de l’autre côté. Et toi, tu te retrouves totalement occupée — mais sans résultats à la hauteur.
Parce que tout n’a pas le même rôle. Créer un post Instagram n’a pas le même rôle que définir une offre. Travailler son identité visuelle n’a pas le même impact que clarifier son positionnement. Et publier davantage n’est pas toujours la réponse au problème rencontré.
Je le rappelle — la visibilité, c’est qu’un amplificateur. Quand c’est mauvais, ça amplifie le mauvais.
Chaque niveau a son rôle, sa place et son moment
La stratégie d’entreprise pose la direction. Le marketing identifie à qui tu vends et structure ton offre. La comm’ détermine ce que tu dois dire et à qui pour créer de la visibilité, de la confiance et amener vers l’achat. Et les réseaux sociaux — comme tous les autres supports — sont les véhicules qui transportent ton message.
Quand tu mélanges tout, tu crées de la surcharge sans créer de sens. Et c’est là que le burnout marketing commence.
Une artisane céramiste qui passe sa semaine à créer des visuels Instagram, à retoucher son site, à réfléchir à ses prix et à rédiger une newsletter — tout en même temps, sans ordre — se retrouve épuisée à la fin de la semaine sans avoir vraiment avancé sur quoi que ce soit. Celle qui a décidé que chaque demi-journée dédiée a un seul niveau à traiter — avance. Et ça se sent dans la cohérence de ce qu’elle produit.
2. Pars du bon endroit
Malheureusement, la plupart des entrepreneurs partent de l’outil. On ouvre un compte Instagram, on choisit ses couleurs, on commence à publier. Et on se demande ensuite pourquoi ça ne marche pas.
Avant l’outil — la direction, l’offre, la cible, le message
Avant de choisir un outil ou un canal de communication, il y a quatre questions à se poser. Où va l’entreprise ? Qu’est-ce que je veux obtenir ? À qui je m’adresse ? Et donc — que dois-je dire et publier, quel message dois-je faire passer ?
C’est mon triptyque stratégique : objectif de communication, cible, message. Ces trois piliers-là posés — et c’est uniquement une fois qu’ils le sont — qu’on peut sélectionner le bon support. Le support est la résultante des trois. Pas le point de départ.
Sans ce triptyque, on part des outils. Et les outils ne sont pas les bons véhicules pour amener le message en fonction de là où est la personne dans son cheminement psychologique — que ce soit du fait de te connaître, de connaître tes produits, ou d’être prête à investir.
Un exemple concret : le local
Rien que la question « est-ce que je suis local ou world wide ? » change tout. Si tu es local — à combien de kilomètres autour de toi tu peux jouer ? Et alors, qu’est-ce que tu vas aller publier sur un Facebook complètement générique ?
Quand on démarre, ou quand la comm’ n’est pas encore structurée, il faut aller chercher l’audience — pas attendre qu’elle arrive. Et ce n’est pas en publiant sur ton profil qu’on va te trouver. C’est en publiant dans les groupes locaux actifs, dans ta localité, pour être vue par les bonnes personnes. C’est simple. Mais c’est le genre de décision qui ne peut être prise qu’une fois qu’on a répondu aux bonnes questions en amont.
Repartons de la base. De l’analyse de tes futurs clients. C’est par là que tout commence.
Une coach en bien-être qui ouvre un compte TikTok parce que « tout le monde y est » — sans avoir défini si elle s’adresse à des femmes actives de 35-50 ans dans sa ville ou à une audience nationale — va produire du contenu sans direction. Celle qui a d’abord répondu aux trois questions du triptyque sait exactement quel support choisir, pourquoi, et ce qu’elle va y dire.
3. Fais travailler tes éléments ensemble
C’est le troisième point — et celui qui fait souvent toute la différence. Parce que ce que je remarque depuis que je suis entrepreneure, c’est que personne ne manque d’action. Mais tout le monde manque d’âme dans ça.
C’est un peu comme une machine à contenu, une machine de production. Vide de sens.
Des actions isolées qui ne se parlent pas
Le gros problème, c’est que les outils ne se répondent pas entre eux. Les réseaux sociaux ne sont pas reliés au site web. Les contenus ne soutiennent pas l’offre. Les appels à l’action ne conduisent nulle part.
Pourtant, le principe est simple : tes réseaux sociaux ont un objectif principal — ramener les gens vers ton site web. Ton contenu peut amener vers une offre. Pas forcément payante — un ebook, c’est une offre qui amène la personne dans ta mailing list. Et ta mailing list est là pour rester en contact régulier, pour que le jour où ça matche et où elle décide que c’est le moment d’acheter, c’est à toi qu’elle pense. Parce qu’elle a vu ton mail.
Chaque élément a une place bien spécifique dans toute cette chaîne relationnelle. Et chaque élément doit communiquer avec les autres — et même se compléter.
Comment ça se passe chez moi
Je me prends moi en exemple. Deux vidéos Miss Comm’ par semaine — une pour la prise de conscience, une pour le pratico-pratique. Le vendredi, le live dans le Marketing LAB’ pour échanger, répondre aux questions, aller plus loin. Ces contenus sont ensuite retranscrits en articles — pas dupliqués, retranscrits. Ce n’est pas la même chose. L’article apporte quelque chose de plus condensé, illustré avec des exemples de profils clients. Et l’emailing relaie tout ça avec des éléments supplémentaires : des tests, un récap sur les points essentiels à retenir.
L’idée, ce n’est pas d’en faire plus pour en faire plus. C’est d’être complémentaire pour nourrir encore une fois la réflexion. Pour que chaque élément joue son rôle. Et que ce soit plus fluide, plus simple, plus utile à l’entreprise.
Une naturopathe qui publie un article de blog, relaie son article en newsletter avec un conseil bonus, et partage un extrait sur Instagram en renvoyant vers l’article complet — elle crée une chaîne. Chaque élément nourrit le suivant. Chaque action a un sens dans l’ensemble. Et à la fin, son futur client a eu plusieurs points de contact avec elle, sans qu’elle ait eu besoin de tout recommencer à zéro à chaque fois.
Tu es team organisée — ou team burnout marketing ?
Le problème n’est pas toujours le manque d’actions. Parfois, c’est simplement que les bonnes actions ne travaillent pas encore ensemble.
Arrête de tout mettre au même niveau. Pars du bon endroit — direction, offre, cible, message — avant de choisir le moindre outil. Et fais en sorte que chaque élément de ta comm’ parle aux autres et les complète.
Quand chaque élément joue son rôle, la communication devient plus fluide, plus simple — et surtout beaucoup plus efficace.
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🎁 Ton exercice Miss Comm' — pour celles qui vont jusqu'au bout
→ La réflexion d’abord
Regarde ta communication de la semaine dernière. Est-ce que tes actions se répondaient entre elles — ou est-ce qu’elles existaient chacune dans leur coin, sans lien, sans suite ? Est-ce que quelqu’un qui t’aurait suivie toute la semaine aurait eu l’impression d’avancer vers quelque chose — ou juste de consommer du contenu ?
→ L’action maintenant
Bloque une demi-journée cette semaine. Pas pour créer du contenu — pour poser ton triptyque : objectif, cible, message. Et à partir de là seulement, choisis un seul support à activer. Un seul. Et vérifie qu’il renvoie vers quelque chose d’autre dans ta chaîne — un article, une offre, une ressource, un rendez-vous. Que ça mène quelque part.
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