L’impact commence dans le message (pas par l’audience)
Quel est votre Mindset Marketing ?
Sachez où vous en êtes et passez au next step !
Il y a une phrase qui revient en boucle quand on parle de communication :
« Il faut absolument choisir une cible. »
Parfois même une seule.
Un avatar bien défini. Presque figé.
Sur le papier, ça rassure.
Dans la vraie vie… beaucoup moins.
Parce que dans la réalité des entrepreneurs que j’accompagne, ce n’est jamais aussi simple. Les clients ne rentrent pas dans des cases propres. Ils évoluent. Ils changent. Ils traversent des phases. Et surtout, ils ne se reconnaissent pas toujours dans un portrait figé inventé sur un coin de table.
Le problème, ce n’est pas de vouloir être clair.
Le problème, c’est de croire que la clarté passe forcément par une réduction artificielle de l’audience.
En réalité, l’impact ne commence pas par l’audience.
Il commence bien avant.
Il commence dans le message.
Pour être impactante, on segmente le message
C’est probablement là que tout se joue.
La segmentation ne commence pas dans Facebook, dans un outil d’emailing ou dans une plateforme de pub. Elle commence avant même d’écrire la première ligne.
Quand un message n’impacte pas, ce n’est pas parce que “la cible n’est pas bonne”.
C’est souvent parce que le message essaie de tout dire à tout le monde en même temps.
Plusieurs intentions mélangées.
Plusieurs niveaux de maturité empilés.
Plusieurs problématiques abordées en vrac.
Résultat ?
Personne ne se sent vraiment concerné. Et toi, tu as l’impression de parler dans le vide.
Avant d’écrire, la vraie question n’est donc pas :
« À qui je parle en général ? »
Mais plutôt :
« Qui j’aide avec ce message précis ? »
Un message = une intention.
Et tant que cette intention n’est pas claire dans ta tête, elle ne le sera jamais pour celui ou celle qui te lit.
Pourquoi “parler à tout le monde” devient un problème… quand on mélange tout
On entend souvent cette phrase :
« Si tu parles à tout le monde, tu ne parles à personne. »
Elle est à moitié vraie.
Le vrai problème n’est pas de parler à tout le monde.
Le vrai problème, c’est de tout mélanger.
Mélanger les messages.
Mélanger les niveaux d’avancement.
Mélanger les attentes.
Forcément, ça brouille.
Et quand ça brouille, l’impact disparaît.
Prenons une situation très simple.
Imaginons une entrepreneure qui propose un outil d’organisation. Un tableur, par exemple. Le même outil peut être utile à une maman débordée qui cherche à organiser les repas de la semaine, à un entrepreneur qui veut une vision claire de sa trésorerie, ou à un coach sportif qui veut structurer le suivi de ses clients.L’outil est le même.
Mais les attentes ne le sont pas du tout.Si elle parle de tout en même temps — menus, facturation, séances de sport — le message devient flou.
En revanche, si elle choisit une situation précise, tout change.On choisit une situation, pas un “client idéal”
C’est là que la notion d’avatar montre rapidement ses limites.
Un client idéal figé n’existe pas.
En revanche, des situations, des états, des moments… ça, oui.
Quand tu communiques, tu ne parles pas à “une maman de 38 ans, deux enfants, CSP+”.
Tu parles à quelqu’un qui se sent débordé.
À quelqu’un qui doute.
À quelqu’un qui se disperse.
À quelqu’un qui veut optimiser sans s’épuiser.
La situation contient déjà la cible.
Elle est implicite. Elle est naturelle.
Quand quelqu’un tape “comment organiser mes menus de la semaine”, il n’a pas besoin qu’on lui dise qu’on s’adresse à une maman. Il le sait. Il se reconnaît. Le message fait le tri tout seul.
C’est exactement la même chose pour un entrepreneur qui cherche “outil simple pour suivre sa trésorerie” ou pour un coach qui cherche “tableau de suivi client”.
Ce n’est pas la personne que tu vises.
C’est la problématique à laquelle tu réponds.
Le message commence dans ta tête, pas dans un outil
Avant d’être un post, un email ou une vidéo, un message est une pensée.
Une réaction à ce que tu observes.
À ce que tu entends chez tes clients.
À ce que tu vois revenir sans cesse dans les questions qu’on te pose.
C’est pour ça que la segmentation commence avant l’outil.
Si ton message n’est pas clair dans ta tête, aucun outil ne le rendra magique.
Facebook, Instagram, une newsletter ou un blog ne feront que diffuser… quelque chose de flou.
À l’inverse, quand l’intention est nette, les outils deviennent secondaires. Ils servent juste à porter le message au bon endroit.
C’est aussi pour ça que le contenu de fond — articles, pages, ressources — est si stratégique.
Ce sont ces contenus-là que les gens vont chercher volontairement, dans Google ou via une IA, quand ils ont une vraie question.
On ne cherche pas “comment organiser sa semaine” sur Instagram.
On le cherche quand on a un vrai problème à résoudre.
Segmenter, ce n’est pas refaire toute sa stratégie
C’est souvent là que la peur arrive.
“Ça va me prendre un temps fou.”
“Je vais devoir tout refaire.”
“Je vais devoir créer dix contenus différents.”
En réalité, segmenter n’est pas créer plus.
C’est ajuster.
On ne change pas le fond.
On adapte l’angle.
Les mots.
Les exemples.
Parfois l’appel à l’action.
Reprenons l’exemple du tableur.
La page de vente peut rester la même.
Mais le message qui y mène ne sera pas formulé de la même façon selon la situation.
Un contenu pourra parler d’organisation familiale.
Un autre de clarté financière.
Un autre de suivi client.
Chaque message éclaire la solution sous un angle différent.
Et chacun donne à la personne en face cette sensation précieuse :
“On parle de moi.”
Pourquoi ça change tout en termes d’impact
Quand un message est segmenté par situation, il devient compréhensible immédiatement.
La personne n’a pas besoin de faire d’effort pour se reconnaître.
Elle n’a pas besoin de traduire.
Elle n’a pas besoin d’imaginer si “ça pourrait peut-être lui servir”.
Elle sait.
Et quand quelqu’un se sent compris, entendu, reconnu dans sa problématique, il n’y a plus besoin d’en faire des tonnes. La confiance commence à s’installer. Naturellement.
C’est aussi pour ça que la segmentation n’est pas une contrainte marketing.
C’est une forme de respect.
Respect de l’attention.
Respect de l’intelligence.
Respect du temps de l’autre.
Segmenter ne veut pas dire enfermer.
Il y a des contenus qui peuvent rester transversaux.
Des contenus pédagogiques.
Des “comment faire”.
Des explications de fonctionnement.
Un tutoriel sur l’utilisation d’un outil, par exemple, peut très bien s’adresser à tout le monde.
Mais dès qu’il s’agit d’impact, de décision, de passage à l’action… la précision redevient indispensable.
C’est un équilibre à trouver.
Et il se construit avec le temps, l’écoute et l’expérience.
La vraie clé, c’est l’intention
Au fond, tout revient toujours à la même chose.
Avant d’écrire, avant de publier, avant de diffuser, pose-toi une seule question :
Qui est-ce que j’aide avec ce message-là ?
Pas en général.
Pas théoriquement.
Là. Maintenant. Avec ces mots précis.
Tu verras que beaucoup de choses deviennent plus simples.
Et surtout, beaucoup plus efficaces.
Tu peux parler à tout le monde. Vraiment.
À condition de ne pas tout dire à tout le monde en même temps.
La segmentation ne commence pas par l’audience.
Elle commence par le message.
Et quand le message est clair, les outils n’ont plus qu’à faire leur travail.
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