Pourquoi tes futurs clients ont besoin de te croiser plusieurs fois
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Il existe un rapport Google, publié en septembre, qui donne un chiffre qui devrait te faire réfléchir : 7 heures de contenu consommé, 11 interactions, et 4 lieux différents — c’est ce qu’il faut en moyenne pour qu’une personne décide finalement de t’acheter quelque chose. Le 7-11-4.
Si tu as bien compris qu’un PDF, un webinaire et trois mails ne suffisent pas à vendre, tu sais déjà que la décision d’achat ne se prend jamais sur un seul contact. Aujourd’hui, on regarde ce chiffre de plus près — et surtout, ce qu’il signifie concrètement pour ta façon de communiquer.
Une seule rencontre suffit rarement
Sauf exception — l’achat impulsif, celui qu’on fait en vacances sur un marché, dans l’instant, par envie. Là, on n’est plus dans la réflexion. On est dans l’affectif pur — « cet étal-là me plaît plus que celui d’à côté », même si les produits sont identiques.
Salon, publication, article, vidéo — un seul contact ne déclenche presque jamais l’achat
Mais sors de ce cas particulier, et la règle change complètement. Que tu rencontres quelqu’un sur un salon, qu’il tombe sur ta publication, ton article ou ta vidéo, il est extrêmement rare que cette première découverte aboutisse à un achat immédiat. Ça n’existe pas vraiment — sauf dans les schémas théoriques où on imagine que A entraîne B qui entraîne C de façon linéaire. La réalité du parcours d’achat est bien plus longue et bien moins droite que ça.
C’est rare qu’on découvre quelqu’un et qu’on achète dans la foulée
Cette temporalité-là, je passe du temps à l’expliquer à mes clientes, parce qu’elle est essentielle pour comprendre comment construire sa communication. Plus tôt tu commences à publier — même avant d’être officiellement lancée — plus vite tu atteindras une audience prête à acheter, justement parce que ce temps de maturation aura déjà commencé.
Personne n’achète dans l’instant, sauf cas exceptionnel. Et c’est exactement comme dans une relation. Tu ne proposes pas à quelqu’un de sortir avec toi à l’instant où tu le rencontres pour la première fois dans un bar ou chez des amis. Il y a forcément des échanges, des rencontres répétées, avant d’en arriver là. Ton marketing fonctionne pareil.
Une consultante en image qui rencontre une prospecte lors d’un salon professionnel et s’attend à recevoir une demande de devis le lendemain risque d’être déçue. Celle qui sait que ce premier contact n’est qu’une étape parmi d’autres — et qui continue de nourrir la relation par ses contenus dans les semaines qui suivent — a beaucoup plus de chances de voir cette prospecte revenir, quand le moment sera le bon pour elle.
Chaque type de contact joue un rôle différent
Ce n’est pas qu’une question de quantité. C’est aussi une question de nature. Chaque format de contenu remplit une fonction précise dans ce parcours.
La vidéo fait découvrir et prend conscience
La vidéo sert avant tout à montrer ce que tu fais, ton expertise, tes produits. Elle aide aussi les gens à prendre conscience de quelque chose qu’ils ne savaient peut-être pas formuler : on sait ce qu’on veut, mais on ne sait pas toujours ce dont on a réellement besoin pour y arriver. C’est ton rôle de l’expliquer. Et parce qu’on y voit un visage, une voix, un humain réel, la vidéo crée naturellement du lien — c’est un vrai plus qui vient avec ce format.
Le témoignage rassure
Les avis clients, les publications qui montrent des retours d’expérience, les notes sur Google My Business — tout ça joue sur la réassurance. On a tous besoin de sentir qu’on n’est pas seul à faire ce choix, qu’un groupe nous soutient dans notre décision. Et le chiffre est sans appel : 94 % des gens qui achètent en ligne ne le font pas si le produit ou le service n’a aucun avis. Le témoignage et la preuve sociale en général ne sont pas un bonus — c’est un pilier de la confiance.
L’article démontre l’expertise
Pourquoi l’écrit a-t-il un rôle si particulier ? Parce que l’audio et la vidéo créent du lien, mais l’information auditive est volatile — elle rentre par une oreille et sort par l’autre, on la retient mal. À l’inverse, quand on lit, le cerveau analyse vraiment ce qu’il reçoit. L’écrit a un impact bien plus durable. C’est pour ça que tes articles ont une fonction unique : démontrer ton expertise, prouver le sérieux de ton entreprise, conforter quelqu’un dans son choix de te faire confiance.
La conversation crée le lien réel
Et enfin, le dernier pilier — celui qu’on néglige le plus aujourd’hui sur les réseaux sociaux : la conversation. Arrête de publier juste pour publier. Arrête le monologue. Cherche ce qui va générer un vrai échange. C’est cette conversation qui fait sentir à l’autre que tu es humaine, que tu le comprends vraiment — pas juste une vitrine qui défile. Sans cette dimension d’interaction réelle, il est très difficile d’amener quelqu’un à devenir client.
Une naturopathe qui publie uniquement des posts informatifs sans jamais répondre aux commentaires ou engager de conversation reste dans le monologue. Celle qui prend le temps de répondre à chaque question, d’engager le dialogue en story, de créer un vrai échange — elle construit autre chose qu’une audience. Elle construit une relation.
C’est l’accumulation qui déclenche l’achat
Le dernier point — et peut-être le plus important à retenir. Ce n’est pas un contenu isolé qui fait la différence. C’est la répétition, la multiplication des rencontres et des formats, qui finit par faire basculer la décision.
Plusieurs interactions, plusieurs formats, plusieurs occasions
J’avais récemment un rendez-vous avec une cliente potentielle qui m’avait trouvée en ligne. Son parcours ressemblait à ça : recherche par rapport à son besoin, découverte de mon profil, prise de contact, puis demande de rendez-vous pour voir si le feeling était bon. On ne choisit pas un prestataire au hasard — il faut sentir une certaine connexion avec la personne avec qui on va travailler. Et cette connexion-là se construit sur plusieurs échanges, plusieurs formats — pas sur un seul.
L’exemple de l’automobile et de la grande distribution
Regarde comment fonctionnent les secteurs qui maîtrisent vraiment ce principe d’accumulation : l’automobile et la grande distribution. Pour une voiture, le parcours mélange la publicité presse, les spots télévisés qui montrent l’expérience plutôt que l’objet, et tout le discours en concession pendant l’essai — qui est, au fond, une autre forme d’échantillonnage. Chaque média s’adresse différemment à chaque profil dans le foyer, pour les amener ensemble vers la décision.
Et la grande distribution, c’est encore plus poussé : le prospectus dans la boîte aux lettres, l’email de relance avec les promos de la semaine, les têtes de gondole en magasin, le fléchage du parcours dans les rayons. Tout est pensé pour multiplier les points de contact, jusqu’à l’achat.
Ces secteurs ont des moyens que tu n’as probablement pas. Mais le principe reste transposable à ton échelle : c’est à toi de trouver quelle combinaison de contacts fonctionne pour ton activité, pour ton audience.
Une formatrice qui ne propose qu’un seul canal de contact — par exemple uniquement Instagram — limite naturellement le nombre de points de rencontre possibles avec ses futurs clients. Celle qui combine ses réseaux, sa newsletter, ses articles et des échanges directs en message privé multiplie les occasions que quelqu’un finisse par franchir le pas — au moment qui lui convient, pas au moment où elle l’aurait souhaité.
Tes futurs clients silencieux sont peut-être juste en train de construire leur décision
Si certaines personnes ne réagissent pas tout de suite à tes contenus, ce n’est pas forcément un échec. C’est peut-être simplement qu’elles sont en plein dans ce parcours de construction de confiance — celui qui prend du temps, qui passe par plusieurs formats, plusieurs rencontres.
Sans cette confiance, rien n’avance. Ton rôle, c’est de donner suffisamment d’éléments — émotionnels autant que pratiques — pour que le jour où l’urgence et la priorité s’alignent chez cette personne, ce soit toi qu’elle contacte.
As-tu déjà essayé de retracer le parcours réel de tes clients actuels ? Leur as-tu déjà demandé, concrètement, par où ils sont passés avant de te choisir ?
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→ La réflexion d’abord
Pense à ton dernier client. Essaie de reconstituer son parcours réel : combien de fois t’a-t-il croisée, sous quelles formes, avant de te contacter ? Une vidéo, puis un article, puis un message ? Ou un témoignage suivi d’une recommandation ? Ce schéma-là en dit long sur ce qui fonctionne vraiment pour toi.
→ L’action maintenant
Cette semaine, pose la question directement à un client récent : « par quels chemins es-tu arrivé jusqu’à moi avant de me contacter ? » Note sa réponse. Avec quelques réponses comme celle-ci, tu commenceras à voir se dessiner ton propre schéma de points de contact — celui sur lequel construire ta stratégie, pas celui qu’on t’a vendu comme modèle universel.
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