Pour vendre, il faut comprendre ce que tes clients achètent vraiment
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La vente, ce n’est pas de la communication — c’est du commercial. Je le dis et je le répète. Mais la comm’ aide à la vente, et doit être corrélée au développement de ces ventes. C’est pour ça que comprendre ce que tes clients achètent vraiment, c’est la base de tout.
Si tu as bien construit une offre qui répond à une situation précise, tu sais déjà que l’offre parle du client — pas de toi. Aujourd’hui, on va encore plus loin : qu’est-ce qui se passe vraiment dans la tête de ton futur client avant qu’il décide d’acheter ?
Ils achètent ce qu’ils croient vouloir
Le premier niveau, c’est ce que le client dit. Ce qu’il demande. Ce qu’il pense chercher.
La prestation ou le moyen — pas encore le vrai besoin
« Je veux un site internet. » « Je cherche une thérapeute. » « J’ai besoin d’un coaching. » « Je veux me former. »
Ce que les gens nomment quand ils arrivent vers toi, c’est souvent le moyen. Le véhicule. La prestation. Pas encore l’objectif final. Quelqu’un qui me contacte pour un site web n’achète pas un site web — il achète ce que ce site va lui permettre d’obtenir. Une formation, c’est pareil. Une thérapie aussi.
Les gens arrivent avec le moyen en tête, parce que c’est ce qu’ils savent nommer. Mais derrière cette demande se cache en général quelque chose de beaucoup plus ample, beaucoup plus profond, beaucoup plus particulier. Et c’est exactement pour ça que [ton service et ton offre sont deux choses différentes](lien article produit service offre) — l’un décrit ce que tu fais, l’autre répond à ce que ton client cherche vraiment.
Et parfois — souvent même en communication — ils arrivent avec « je veux vendre plus. » Ce qui n’a pas de sens puisque la comm’ n’est pas du commercial. Mais ça dit quelque chose sur leur vrai besoin sous-jacent.
Une artisane bijoutière qui contacte une graphiste pour « refaire son logo » — elle ne veut pas un logo. Elle veut être perçue comme professionnelle, avoir confiance en ce qu’elle montre, attirer les bonnes clientes. Le logo n’est que le moyen. Comprendre ça change tout dans la façon dont on va lui parler.
Ce qu’ils cherchent vraiment à obtenir
Derrière la demande de prestation, il y a toujours un résultat attendu. Et c’est ce résultat-là qui tourne dans leur tête.
Ce qui occupe vraiment leur esprit
Plus de visibilité. Plus de sérénité. Plus de temps. Plus de crédibilité. Plus de chiffre d’affaires. Plus de clients. Voilà ce qui occupe vraiment leur esprit. Voilà ce à quoi ils pensent quand ils se lèvent le matin.
Et tant que tu n’as pas identifié ce qu’ils croient vouloir, ce qu’ils pensent vouloir, ce dont ils ont envie et besoin et ce qu’ils cherchent à obtenir — ta communication ne sera pas en phase avec leur grille psychologique de sélection.
C’est là où le profiling devient essentiel. Pas les avatars — ça, c’est bullshit, et j’en parle dans une autre vidéo. Mais vraiment aller chercher, aller poser des questions, aller comprendre avec leurs mots à eux ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent, ce qu’ils espèrent.
Leurs mots, pas les tiens
Parce que si tu ne parles pas leur langage, si tu n’utilises pas leurs mots avec les arguments qui vont faire avancer leur réflexion autour de leurs besoins — ta communication sera inutile. Les gens ne t’arriveront pas. Ou en tout cas, ils ne te verront pas comme une solution tangible, potentielle et surtout crédible.
N’automatise pas ça. Les IA pour ça, c’est mathématique — et ça donne de mauvais messages. Ce qu’on recherche, c’est le lien humain. L’humain veut de l’humain. C’est normal, c’est émotionnel.
Et il y a quelque chose qu’on oublie souvent : c’est en période de crise qu’il faut justement mettre la comm’ au premier plan. Parce que quelqu’un en crise qui communique, c’est le seul qui va s’en sortir pendant la crise — parce que tous les autres deviennent invisibles. Et quand on est invisible, on n’existe pas. La visibilité permet à la personne de te considérer. Mais cette considération ne viendra jamais sans le contenu humain qui sera associé à son problème, à sa façon de voir les choses, à sa façon de sélectionner quelqu’un pour répondre à son besoin.
Une coach en gestion du stress qui parle de « régulation du système nerveux autonome » dans ses contenus — elle utilise son vocabulaire d’experte. Sa future cliente, elle, dit qu’elle « n’arrive plus à décompresser le soir », qu’elle « se réveille épuisée », qu’elle « n’arrive plus à profiter ». Deux réalités identiques. Des mots complètement différents. Et si les mots ne se rejoignent pas, la connexion ne se fait pas.
Mais ce qui déclenche vraiment l’achat, c’est le déclencheur émotionnel
On arrive au troisième niveau — et c’est celui qu’on oublie le plus souvent. Parce qu’on pense que les gens achètent sur la logique. Sur les arguments. Sur le prix.
Pas vraiment.
Lien, crédibilité, confiance, valeurs, urgence — être au bon endroit
Ce qui amène réellement à l’acte d’achat, c’est le déclencheur émotionnel. Ça peut être le lien — plus on tisse du lien avec les gens, plus on leur parle en vrai, d’humain à humain, plus on a de chances d’être ancré dans leur mémoire le jour où ils sont décidés. Ça peut être la crédibilité — avoir le lien amical, c’est bien, mais si on n’est pas compétent et crédible dans ses compétences, ça ne fonctionnera pas. Ça peut être la confiance, qui émane directement du lien et de la crédibilité. Les valeurs. Et surtout — et c’est peut-être le plus important — le degré d’urgence.
Les gens n’achètent jamais quelque chose tant qu’ils ne l’ont pas mis en priorité dans leur liste mentale. Ta comm’ est là pour garder le lien, pour [faire avancer cette problématique jusqu’à cette notion de priorité](lien article contenu qui fait avancer) — pour t’amener en tête de liste au moment où la décision se prend.
Être au bon endroit au bon moment
Beaucoup de coachs parlent de taux de conversion autour de 1 à 2 %. Ce 1 à 2 %, c’est justement répondre au biais d’urgence et à cette notion d’être au bon endroit au bon moment. Et c’est pour ça que le ratio est si petit — parce qu’être au bon endroit au bon moment, c’est extrêmement rare. Et ça, on peut en parler au-delà du business — on en a tous conscience dans la vie de tous les jours.
C’est pour ça que ta comm’ doit construire ce chemin en amont. Pour que lorsque le déclencheur émotionnel s’enclenche — lorsque le besoin devient une priorité — tu sois la personne à qui ils pensent. Pas quelqu’un d’autre.
Et sans ce cheminement en matière de contenu, sans ce travail pour amener la personne vers la priorisation de son besoin et vers toi comme solution évidente — la vente ne viendra pas. Ou par hasard. Et on ne construit pas une entreprise sur le hasard.
Une thérapeute qui publie régulièrement sur les douleurs chroniques et le lien entre stress et corps — elle tisse du lien, elle pose de la crédibilité, elle fait avancer la réflexion de celle qui la lit depuis des mois sans oser franchir le pas. Et le jour où cette lectrice se dit « c’est maintenant, je dois faire quelque chose » — c’est à elle qu’elle pense. Pas à quelqu’un qu’elle n’a vu qu’une fois.
Comprendre ce qu’ils viennent vraiment chercher — c’est ce qui leur donnera envie de te choisir toi
La comm’, ce n’est pas publier pour publier. Ça ne sert à rien de brasser du vent — sauf au moulin, parce qu’il n’y a que lui qui en tire profit.
Comprendre ce que tes clients achètent vraiment — la prestation qu’ils nomment, l’objectif qu’ils espèrent, le déclencheur émotionnel qui les fait passer à l’acte — c’est la fondation d’une communication efficace. Pas théorique. Efficace.
Et cette compréhension-là, elle ne vient pas d’un avatar imaginé derrière un écran. Elle vient de la relation que tu entretiens avec les gens. Du lien. De la conversation. Comme on entretient une amitié.
Alors, est-ce que tu prends cet aspect relationnel au sérieux dans ta communication aujourd’hui ?
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→ La réflexion d’abord
Pense à tes trois dernières clientes ou clients. Ce qu’ils t’ont demandé au départ — et ce qu’ils cherchaient vraiment à obtenir. Est-ce que tu avais identifié les deux ? Est-ce que ta communication parlait du deuxième — ou seulement du premier ?
→ L’action maintenant
Cette semaine, pose une vraie question à quelqu’un de ta communauté — par message privé, en commentaire, en direct. Pas « qu’est-ce que tu cherches ? » mais « quel est ton plus grand défi en ce moment par rapport à [ton sujet] ? » Et lis la réponse attentivement. Les mots qu’ils utilisent, les émotions derrière — c’est là que se cachent tes prochains messages.
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